CINDY SANDER. Quand j'étais petite, je voulais être patineuse artistique. J'ai perdu mon père à 9 ans. Pour me réconforter, ma maman m'a écrit une chanson qui parlait de lui. Je l'ai chantée lors d'un gala local et sur scène j'ai eu un déclic. Je suis redescendue et j'ai dit à ma mère : « Maman, je veux être chanteuse. »
Qu'avez-vous fait par la suite pour réaliser votre rêve ?
J'ai fait des galas, des bals. Ensuite j'ai rencontré mon mari, il m'a énormément aidée. Il m'a dit de changer de style. A la suite de ça, j'ai fait des grands spectacles, des premières parties, des radio-crochets, des télé-crochets... Je me suis inscrite à des castings tels que Popstars, Star Academy, Graines de star et dernièrement Nouvelle Star...
Pourquoi avoir fait tant de castings ?
Pour montrer de quoi j'étais capable. Ce n'est pas pour l'argent mais pour le plaisir d'être sur scène. Je voulais parcourir les scènes françaises.
Vous aviez dit dans l'émission Ça se discute, sur France 2, que Nouvelle Star était le casting de la dernière chance. Ça n'a pas marché pour vous, vous avez arrêté ?
Non. Vu l'ampleur que ce casting a prise, le fait que je ne sois pas prise a été un mal pour un bien. Quand j'ai vu l'émission à la télé, je ne me suis pas reconnue, ce n'était pas moi. Je voulais arrêter de chanter, mais mon mari m'a dit que je n'avais pas attendu vingt ans pour tout lâcher.
Comment expliquez-vous le fait que vous n'ayez pas été prise ?
Avant de passer devant le jury, il y a un pré-jury. Ce pré-jury m'a dit de ne pas chanter la chanson de Shakira que j'avais prévue mais de préféré un medley. Les membres de la production m'ont dit d'en rajouter et de montrer de quoi j'étais capable car c'était ma dernière chance. Je les ai écoutés, parce que je pensais que c'était bon pour moi.
Est-ce que M6 vous a influencée ?
Oui tout à fait. La chaîne m'a manipulée. Jérôme Pitorin, l'envoyé spécial de Nouvelle Star, m'a prise à part. J'ai passé deux heures dans son bureau. Il m'a dit qu'il voulait faire un reportage de deux jours chez moi. Il m'a dit qu'il avait plus ou moins suivi mon parcours... Quand vous me voyez descendre en pleurs, c'est parce que, devant le vrai jury, j'ai chanté le medley que la production m'avait conseillé. Ensuite, j'ai demandé à rechanter ma chanson. Malheureusement j'étais en pleurs, je l'ai chanté sans fausse note, mais ça n'a pas suffi.
Vous ne pensez pas en faire un peu trop parfois ?
Non, je n'en fais pas trop. Je veux une victoire pour toutes ces années de travail. Ce que je demande n'est pas énorme, je veux juste être sur scène et donner du plaisir aux gens.
Avez-vous confiance en vous ?
Je crois en ma voix et je sais que ça peut marcher.

